Mercredi 11 novembre 2009
Par Anas.A - Publié dans : Interview - Communauté : Avenir Gaulliste
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Mardi 10 novembre 2009



Par Anas.A - Publié dans : Actualité Nationale - Communauté : Avenir Gaulliste
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Mardi 10 novembre 2009

 

 

En rupture de ban avec l'UMP, le député de la Dordogne Daniel Garrigue souhaite constituer un pôle de gaullistes sociaux autour de Dominique de Villepin.


Dans Sud Ouest: 2010 sera l'année de l'alternative politique

 

Garrigue tous azimuts. Lors de la dernière session parlementaire, le député du Bergeracois n'a pas décollé de la tribune, toujours à défendre une constellation d'amendements, ces textes censés modifier un projet de loi. Il a proposé que certains produits d'assurance-vie servent à financer les PME innovantes, que soit maintenue la demi-part fiscale pour les parents isolés, que le bouclier fiscal soit plafonné, que les emprunts publics ne servent pas qu'à couvrir les déficits de la dette, qu'une progressivité dans la CSG soit appliquée.

 

Il a aussi imaginé une taxe sur les sodas et demandé plus d'autorité pour réduire le manque de médecins en milieu rural. Il a ferraillé sur les crédits des maisons de l'emploi ("leur disparition constituerait un signal désastreux"), la participation de la France au budget des communautés européennes ("on aurait pu voir si la démarche du grand emprunt ne pouvait pas être plus efficacement engagée à l'échelle européenne") et la réforme de la taxe professionnelle. Presque un inventaire à la Prévert.

 

Aucun des amendements n'a été voté par les députés. Mais là n'est pas la question, défend Daniel Garrigue : c'est stratégique. "La technique de l'amendement est le meilleur moyen d'exprimer une idée. Cela permet d'ouvrir le débat sur tel ou tel point." Et d'exister politiquement, surtout quand on vient de quitter l'UMP ? "Je soulève des questions que je n'aurais pas pu évoquer auparavant. Proposer d'augmenter la CSG, ça, c'est sûr que je n'aurais pas pu !"

Daniel Garrigue n'a jamais été avare en amendements. Et n'a pas toujours échoué. "C'est une sorte de dé qui nous permet d'engager le débat, même quand on sait qu'on va être battu." Au moins, il peut faire savoir son avis sur "l'affaire" du grand emprunt ("il est aberrant de faire de telles dépenses nouvelles") et être régulièrement bien placé dans les classements des députés les plus actifs.

 

Ce qui ne fait jamais de mal à une image de marque. Il est question de visibilité politique et médiatique : "Soulever des problèmes, c'est s'affirmer dans une ligne politique, une cohérence." Ses ennemis, sous cape, se gaussent du désert dans lequel prêche Garrigue. De cette tentative acharnée "d'exister" au plan national. Stratégiquement, l'enjeu n'est pas mince pour l'ex-maire dans son chantier de construction - ou d'adhésion - d'un nouveau "pôle d'opposition".

En tout cas, il incarne ainsi sa "ligne" entre PS en crise et UMP "qui se droitise", comme il dit. Pour mieux appuyer la démonstration, Garrigue répète qu'il est "souvent" applaudi par tous les partis. "Il y a un espace sur l'échiquier politique souffrant." Et le temps presse. Le député ne démord pas que 2010, "dernière ligne droite vers les présidentielles", sera l'année de l'alternative. Ou pas.

Source: Sud Ouest


Sur son blog personnel: Bâtir une nouvelle société


"Lorsqu’il a fondé la Vème République, le général de Gaulle poursuivait quatre objectifs principaux :

Assurer l’indépendance de la France par la maîtrise de notre Défense, par l’affirmation de notre politique étrangère, par l’ambition industrielle, et contribuer à bâtir ce qu’il appelait, dès 1964, une « Europe européenne », capable de mettre en valeur nos intérêts vitaux, notamment les enjeux agricoles, mais capable aussi de décider par elle-même.


Rétablir l’équilibre de nos finances publiques, dévastées par le manque de fermeté des gouvernements d’avant 1958.

Affirmer la solidarité entre les Français, et il a toujours tenu fortement à cette idée de solidarité, qui repose sur une conception simple ; il est normal que l’on demande des efforts aux Français, mais la contrepartie de cet effort, ce sont la justice sociale et la justice fiscale.

Enfin, doter la France d’institutions fortes, équilibrées et stables : un Président qui préside, à la fois guide et arbitre, un Premier Ministre qui conduit au quotidien la politique de la nation, un Parlement qui légifère et qui contrôle, l’ensemble étant fondé sur la primauté du suffrage universel, c’est-à-dire la volonté et le choix sans appel du peuple français.

Ces principes, qui sont toujours actuels, fondent le gaullisme et il faut dire qu’ils avaient été, pour l’essentiel, respectés par les majorités et par les présidents qui s’étaient succédés depuis lors, y compris celles et ceux de gauche, au point que certains ont pu parler d’un consensus gaullo-mitterrandien, au moins sur la Défense et sur la politique étrangère.

Or, depuis deux ans, nous nous écartons de plus en plus de ces principes, quand nous ne sommes pas dans leur reniement.

 

1)Certes, c’est le Président de la République qui a été largement à l’origine du Traité de Lisbonne et qui a contribué efficacement à la riposte face à la crise financière à l’automne 2008, et nous le lui reconnaissons bien volontiers. Mais depuis la fin de la présidence française, que de reculs :

le retour dans le commandement intégré de l’OTAN, qui n’avait pas été annoncé pendant la campagne des présidentielles –on ne nous parlait alors que de Défense européenne- qui ruine la position qui nous permettait de proposer à nos partenaires une démarche commune et qui nous met, de plus en plus souvent, en position de supplétifs des Etats-Unis,

 

le choix du libéralo-atlantiste José Manuel Barroso comme président de la Commission européenne, alors que nous aurions pu tenter d’imposer un Français plus indépendant et plus régulateur,

la faiblesse des décisions prises au G20 après les rodomontades sur les bonus et sur les paradis fiscaux,

la lenteur de la réaction sur la crise laitière et l’absence de toute proposition pour la suite de la Politique agricole commune, alors que le temps va de plus en plus presser.

 

2)Le désintérêt pour les finances publiques est apparu dès le départ, puisque l’effort engagé par Dominique de Villepin pour réduire les déficits a été abandonné dès avant la crise financière. Celle-ci justifie certes les déficits, mais elle ne justifie pas la fuite en avant, dont le grand emprunt devient le symbole, et qui laisse se répandre l’idée selon laquelle on peut vivre sans mal avec des déficits sans fin. Cette attitude qui nous sépare peu à peu de nos principaux partenaires est suicidaire car elle ne pourra se résoudre que dans une inflation de longue durée ou dans une politique d’austérité insoutenable, et qu’en attendant, comme l’a souligné l’économiste Paul Fabra, la banalisation des déficits et la manipulation, par les banques et les grandes entreprises, des flux de trésorerie, oppriment la multitude des fournisseurs et des sous-traitants et détruisent toujours plus d’emplois.

 

3)Cette crise des finances publiques se double d’une véritable crise de la solidarité. Certes, il y a eu l’institution du RSA, et nous la saluons car elle est un progrès par rapport au RMI, mais l’institution et plus encore l’élargissement du bouclier fiscal ont rompu avec ce principe simple qui veut que chacun contribue à l’effort commun en fonction de ses revenus et de ses moyens. Explicable à la limite en période normale comme une sorte d’avance sur la baisse alors annoncée des prélèvements obligatoires, le bouclier fiscal devient injustifiable en période de crise, car la justice et le partage de l’effort deviennent alors les seuls mots d’ordre. Le gouvernement en a conscience, mais au lieu de remettre en cause son dogme, et de faire appel aux prélèvements à caractère général comme l’impôt sur le revenu ou la CSG, il préfère annoncer des taxes à caractère archaïque ou des prélèvements socialement injustes. On ne réussit pas à légiférer sur les bonus, mais après avoir supprimé l’an dernier, la demi-part des veuves, on parle d’élargir le forfait hospitalier et d’imposer les indemnités des accidentés du travail.

 

L’injustice de ces choix se double du caractère brouillon de leur mise en œuvre : compensation trop limitée de la taxe carbone, surtout pour les ruraux, réforme hâtive et non concertée de la taxe professionnelle, au détriment du rôle économique des intercommunalités, ce que dénonce aujourd’hui avec indignation le maire de Bordeaux et ancien Premier Ministre, Alain Juppé.

 

4)Enfin, le glissement des institutions vers une hyperprésidentialisation auxquels les commentateurs tentent de donner un qualificatif –césarisme démocratique, despotisme inefficace, République du leadership ?-.

Certes, dans cette dérive qui efface le Premier Ministre et qui subordonne le Parlement, tout n’est pas la faute du Président de la République. Il y a la part du quinquennat. Il y a la part, à mon sens très importante, de la concomitance entre le mandant présidentiel et le mandat de l’Assemblée Nationale, mais il y a aussi la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir intervenir sur tout –sauf sur la crise du lait- et de surfer en permanence sur l’actualité et, plus grave encore, de contrôler tous les contre-pouvoirs ; celui des médias, celui de la Justice, où, sans attendre la suppression annoncée du juge d’instruction, on assiste à une montée en puissance du parquet, avec des enquêtes préliminaires qui s’éternisent et dont on a parfois le sentiment qu’elles sont réglées sur mesure.

J’ai essayé de débattre au sein de l’UMP et quand on m’a fait comprendre que le débat n’était pas possible, j’ai quitté l’UMP, et croyez-moi, je suis certain que d’autres, et non des moindres, ne tarderont pas à suivre la même voie.

Et je suis aujourd’hui conduit à m’opposer de plus en plus souvent –sur les sujets que j’ai évoqués, sur le travail dominical, sur le développement des jeux d’argent- et à rechercher en conséquence les voies d’une alternative, d’une


alternative européenne, sociale et républicaine.

 

Cette alternative, elle doit avoir une ambition, celle de respecter les principes de la Vème République, celle aussi de bâtir –nous célébrions il y a peu le discours de Jacques Chaban-Delmas- ce qui reste toujours d’actualité- une Nouvelle Société


Bâtir une Nouvelle Société, c’est se donner de la perspective, au lieu de surfer sur l’actualité et de saturer les médias, c’est ouvrir largement le dialogue, et singulièrement le dialogue social, au lieu d’asséner des vérités toutes faites et de multiplier les promesses qu’ l’on ne tient pas – à Gandrange ou ailleurs-, c’est prendre les vrais problèmes à bras le corps –le chômage, les déficits, le poids de la sphère financière– au lieu de plonger dans les fuites en avant –celle des emprunts ou celle des proclamations sans suite sur les bonus ou sur les paradis fiscaux.

 

Bâtir une Nouvelle Société, c’est se donner pour objectif de rétablir la justice fiscale et la justice sociale, d’établir une flexicurité qui donne plus de souplesse aux entreprises face à la mondialisation mais aussi plus de garanties aux salariés, et notamment de corriger par un effort de péréquation, de formation ou de conversion, les différences considérables qui existent, face à la crise et au chômage, entre le salarié d’un grand groupe et celui d’une PME.

Bâtir une Nouvelle Société, c’est lutter contre d’emprise du monde financier sur l’économie, c’est encourager, dans l’entreprise, l’information, l’association et la participation, c’est remettre en question les instruments destructeurs de nos entreprises tels que le LBO ou la captation des profits exercée par de trop nombreux fonds de pension.

Bâtir une Nouvelle Société, c’est vouloir l’égalité des chances, en posant une nouvelle fois le problème de la réforme du collège, comme le fit dans le passé, le recteur Capelle, au lieu de la contourner par la réforme de l’école ou du lycée, comme l’a fait Xavier Darcos. C’est donner toute leur place et toute leur reconnaissance à l’enseignement technique et professionnel et aux formations en alternance.

 

Bâtir une Nouvelle Société, c’est donner aux médias nationaux et locaux, les moyens de leur indépendance au lieu de les soumettre aux influences et aux dépendances de ceux qui les financent, directement ou indirectement, c’est l’idée d’une politique pénale, expression de la volonté nationale, mais se traduisant à l’égard du parquet par des directives générales et non par des instructions particulières, c’est garantir l’indépendance des juges d’instruction, et c’est engager une politique pénitentiaire fondée autant sur la réinsertion que sur la sanction.

Bâtir une Nouvelle Société, c’est différencier les solutions qui s’appliquent aux grandes agglomérations et celles qui s’appliquent aux territoires ruraux, c’est reconnaître dans un grand pays tel que la France, le réseau indispensable des villes petites et moyennes, le rôle indispensable du département en milieu rural, c’est admettre l’existence d’un nouveau monde rural, qui est en plein essor démographique, où toutes les générations sont représentées, mais qui a des attentes nouvelles, sur les services –La Poste, bien sûr, mais aussi la garde des jeunes enfants-, sur les réseaux, sur le problème crucial de la présence médicale que l’on ne résoudra que par la régulation-, et qui ne vivra que si nous savons maintenir une agriculture, ce qui suppose que dès maintenant nous formulions des propositions, plus simples peut-être, mais plus proches de la réalité des territoires, pour poursuivre la politique agricole commune.

Bâtir une Nouvelle Société, c’est vouloir une Europe ambitieuse et indépendante, ouverte à toutes les générations, c’est vouloir associer suffisamment en amont les parlements nationaux au processus de co-décision, c’est vouloir, dans nos propres institutions, découpler le mandat présidentiel et le mandat de l’Assemblée Nationale, et affirmer la primauté et l’expression fréquente du suffrages universel.

 

Si nous voulons approfondir ces idées, si nous voulons les défendre, il nous appartient de créer un nouveau pôle gaulliste, républicain social ou républicain, et c’est à cela que nous allons nous employer, au national comme au local, en organisant dès à présent les forums pour la Nouvelle Société. Et si nous voulons proposer une alternative, nous engagerons, dès que nous serons suffisamment forts, le dialogue nécessaire avec ceux qui à droite partagent des idées généreuses, avec les socialistes réformateurs, avec les centristes, avec ceux qui veulent une écologie responsable, pour essayer de bâtir non pas une démarche tactique, mais un projet de fond apportant les réponses qu’attendent aujourd’hui les Françaises et les Français. (...)

Nous ne nous laisserons pas impressionner.

Pour la France dans l’Europe,

pour la Nouvelle Société,

pour une alternative européenne, sociale et républicaine,

pour la Dordogne et pour Bergerac,

en avant !"

Daniel Garrigue, Député de la Dordogne - Bergerac - le 11 octobre 2009

 

Source : 2villepin

Par Anas.A - Publié dans : Actualité Nationale - Communauté : Avenir Gaulliste
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Lundi 9 novembre 2009
Bruno Le Maire, entre "admiration" pour Dominique de Villepin et solidarité gouvernementale Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, a réaffirmé dimanche lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Parisien qu'il admirait Dominique de Villepin tout en réaffirmant son "amitié personnelle" à l'ancien Premier ministre. "Un ancien Premier ministre a une légitimité naturelle à apporter sa voix" a-t-il expliqué en appelant au débat au sein de la majorité. "Il est nécessaire, surtout quand on exerce le pouvoir", que "la majorité écoute toutes les voix parfois dissonantes qui peuvent se faire entendre". Seule "limite à ce débat: l'intérêt, l'unité de la majorité. Tout ce qui peut affaiblir l'unité de la majorité me paraît aller dans le mauvais sens, tout ce qui peut enrichir le débat, dans le bon sens", a ajouté le ministre. Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, interrogé dimanche 8 novembre par Europe 1 sur Dominique de Villepin dont il fut le directeur de cabinet à Matignon, a jugé bienvenu le débat d'idées, mais en posant comme limite "l'intérêt et l'unité de la majorité". Il a exprimé son "admiration" et son "amitié personnelle" pour l'ancien chef de gouvernement Bruno Le Maire, a jugé que "nous avons besoin, dans notre majorité, d'avoir des débats, de faire de la place à tous ceux qui peuvent apporter quelque chose à ce débat", a observé le ministre. "Il est nécessaire, surtout quand on exerce le pouvoir", que "la majorité écoute toutes les voix parfois dissonantes qui peuvent se faire entendre", a-t-il insisté. Mais "il n'y a pas d'alternative à la majorité actuelle. On est membre d'une majorité ou on ne l'est pas", a-t-il tranché, alors que Dominique de Villepin a expliqué ces derniers mois vouloir construire une "alternative" à Nicolas Sarkozy. Pour Bruno Le Maire, le point de vue de Dominique de Villepin est particulièrement utile "sur la question de la dette et des déficits publics". Le ministre de l'agriculture a indiqué qu'il ne pouvait toujours pas rencontrer Dominique de Villepin, en raison du contrôle judiciaire qui interdit depuis deux ans à l'ancien Premier ministre de le rencontrer, ainsi que Jacques Chirac. Ce contrôle judiciaire ne sera levé qu'au moment du verdict du procès Clearstream, le 28 janvier. Sources: Nouvel Observateur, Le Figaro et le Journal du Dimanche : 2villepin.free
Par Anas.A - Publié dans : Interview
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Lundi 9 novembre 2009
Paris réfléchit à l'ouverture de contacts avec le Hamas Alain Barluet figaro Un rapport du sénateur UMP Philippe Marini souligne la priorité d'une réconciliation interpalestinienne. «Il n'est plus possible de maintenir un cordon sanitaire autour du Hamas» : dans le rapport sur la diplomatie française au Proche-Orient qu'il vient de remettre à Nicolas Sarkozy, le sénateur de l'Oise (UMP) Philippe Marini préconise un rapprochement avec le mouvement islamiste palestinien. Au cours de sa mission qui l'a conduit dans la plupart des pays de la région, le parlementaire s'est entretenu, en février dernier à Damas, avec Khaled Mechaal, le dirigeant politique de la branche syrienne du Hamas, qu'il avait déjà rencontré une première fois en juillet 2008. La France proscrit tout contact officiel avec l'organisation radicale palestinienne, considérée comme terroriste par l'Union européenne. Au printemps 2008, la visite effectuée auprès de responsables du Hamas par un ambassadeur en retraite, Yves Aubin de la Messuzière, avait mis en lumière les «passerelles» que Paris était prêt à jeter vers le mouvement islamiste. «Aujourd'hui, souligne Philippe Marini, il faut investir davantage pour mieux connaître ce mouvement complexe doté d'une tête politique, d'une tête militaire et dont le pouvoir de facto se situe à Gaza.» Car, selon le sénateur UMP, «le Hamas ne pourra pas éternellement demeurer dans son isolement. Et la France est une puissance qui lui inspire confiance». Le parlementaire affirme s'être rendu auprès de Khaled Mechaal en marge de ses rendez-vous officiels et n'avoir été porteur d'«aucun message». La démarche d'un élu se présentant comme un «ami» de Nicolas Sarkozy risque fort d'apparaître comme un signal, d'autant qu'elle fait écho aux réflexions des diplomates pour tenter de ressouder les rangs palestiniens. À ce stade, Philippe Marini se garde toutefois de recommander l'ouverture d'un dialogue politique avec le Hamas. «Il faut conserver cette carte pour peser dans la réconciliation interpalestinienne», souligne-t-il. Une réconciliation qu'il considère comme «la condition d'un redémarrage du processus de paix». Se rapprocher de Damas De fait, poursuit-il, après l'enlisement des discussions interpalestiniennes du Caire, la priorité urgente est «de retisser les liens, de retrouver un autre concept de négociation dans lequel la France serait plus directement impliquée, avec l'Égypte et la Turquie». Selon Philippe Marini, ceci doit s'accompagner d'une autre orientation, l'approfondissement de la relation avec la Syrie, dont le chef de l'État, Bachar el-Assad, sera mercredi à Paris. «Nous pouvons utiliser cette carte encore davantage», insiste le sénateur de l'Oise, en pointant notamment les enjeux d'un règlement de la question du Golan et de l'avancée de la relation bilatérale syro-israélienne. «S'il y a un réchauffement entre la Syrie et Israël, il faudra bien que le Hamas s'adapte au contexte de paix», analyse Philippe Marini.
Par Anas.A - Publié dans : Actualité internationale
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Mercredi 28 octobre 2009
Par Anas.A - Publié dans : Interview - Communauté : Avenir Gaulliste
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Mercredi 28 octobre 2009
Par Anas.A - Publié dans : Actualité Nationale - Communauté : Avenir Gaulliste
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Mercredi 28 octobre 2009
Par Anas.A - Publié dans : Actualité Nationale - Communauté : Avenir Gaulliste
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Vendredi 16 octobre 2009






Dominique de Villepin était jeudi soir l'invité de l'Association L'Agora à l'EDHEC Lille.


L'ancien Premier Ministre a reçu une standing ovation du public et son intervention était diffusée simultanément dans 3 autres amphis de l'école de commerce lilloise. Au total, plus de 700 étudiants ont participé à cette rencontre.

Dominique de Villepin a notamment évoqué l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama, la polémique en cours sur la nomination à la tête de l'EPAD de Jean Sarkozy, ainsi que sur les regrets de Nicolas Sarkozy sur son usage du mot "coupables" au sujet des prévenus du procès Clearstream.




D'autres photos devraient être disponibles dans la journée de vendredi.

Sur l'attribution à Barack Obama du Prix Nobel de la Paix

Dominique de Villepin a estimé que le prix Nobel attribué au président des Etats-Unis, était "un mauvais cadeau peut-être même un piège qui a été tendu à Barack Obama".

"Je crois que ce prix Nobel, ce n'est pas un bon cadeau qu'on lui a fait. Parce que je crois que quand on doit prendre des risques pour la paix, il est plus difficile de le faire quand on est handicapé d'honneurs et de médailles", a-t-il répondu à la question d'un étudiant.
"On marche beaucoup plus gauchement, beaucoup plus lourdement et on se préoccupe davantage de la façon dont on est perçu. Je crois que c'est aujourd'hui un mauvais cadeau peut-être même un piège qui a été tendu a Barack Obama", a estimé M. de Villepin.
"Mais je pense qu'il est assez intelligent et assez fort pour sortir de ce mauvais piège", a-t-il ajouté en soulignant que M. Obama avait "transformé l'esprit de la vie internationale" et portait en lui "un esprit de paix".

Sur la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD

Dominique de Villepin a déclaré jeudi soir à Lille qu'il ne fallait pas "céder à la tentation de la faveur et du privilège", au sujet de la candidature du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

"La vie politique doit être faite de respect et en même temps d'exigence. Cela veut dire qu'il ne faut jamais céder à la tentation de la faveur, ne jamais céder à la tentation de quelque privilège que ce soit", a déclaré M. de Villepin.

"Nous sommes en crise et, dans la crise, les Français sont encore plus exigents. Ils ne supportent pas ce qui peut ressembler à un passe-droit ou à une faveur. Cela implique que dans les comportements, les responsables politiques soient soucieux d'éviter toute interprétation qui puisse apparaître comme une faveur", a-t-il répondu à la question d'un étudiant.

"Il y a un conseil d'administration et il appartient à ce conseil de prendre sa décision avec ses élus. C'est sa prérogative et sa responsabilité. Il y a un certain nombre de candidats, il faut que ce choix soit fait en toute transparence", a déclaré l'ancien premier ministre.

L'arrivée annoncée de Jean Sarkozy, à la présidence du quartier d'affaires des Hauts-de-Seine, vitrine économique de la France, à seulement 23 ans, a suscité une vague de protestations dans l'opposition, un malaise dans la majorité en France et des critiques ironiques dans la presse internationale.

Sur les regrets exprimés par Nicolas Sarkozy dans Le Figaro

Dominique de Villepin s'est déclaré touché par les regrets du président Nicolas Sarkozy sur son usage du mot "coupables" fin septembre au sujet des prévenus de l'affaire Clearstream. M. de Villepin était interrogé par des journalistes sur les regrets de Nicolas Sarkozy à paraître demain dans Le Figaro, en marge de la conférence devant les étudiants de l'EDHEC.

"Ce que vous me rapportez des propos du président de la République, évidemment c'est quelque chose qui me touche, parce que je crois que nous avons besoin d'une politique faite de respect", a-t-il déclaré. "En tout cas, je l'ai dit, moi je n'ai aucune haine. On a voulu fabriquer une rivalité de haine. Ce n'est pas le cas", a ajouté l'ancien premier ministre.

"Les défis pour les Français sont des défis immenses (...). Donc il y a beaucoup de travail. Je souhaite rapidement qu'on puisse consacrer (...) nos énergies, au delà des polémiques qui agitent aujourd'hui la vie publique, à la défense des Français et à la défense des intérêts de la France", a-t-il dit.

Fin septembre, le président Sarkozy avait provoqué la fureur des avocats de l'ancien premier ministre, Dominique de Villepin, principale personnalité poursuivie dans le procès Clearstream, en parlant de "coupables" à propos des prévenus de cette affaire.

"Ce que je voulais, c'est que la vérité éclate. Elle est en train d'éclater. Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire", a expliqué le chef de l'Etat dans son dernier entretien au Figaro, ajoutant : "j'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début".

Sources: Twitter EDHEC Business School et Le Figaro
Par Anas.A - Publié dans : Actualité Nationale
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Vendredi 16 octobre 2009

A quoi ressemble un homme promis au croc du boucher quand il n'est pas sur le banc des «coupables» ? Au rez-de-chaussée d'un hôtel particulier qui lui sert de bureau, avenue Foch à Paris, Dominique de Villepin porte un jean délavé et une chemise à carreaux. Ne pas se fier à la tenue faussement négligée. A quelques jours des plaidoiries et après trois semaines de débats qui en auraient épuisé plus d'un, le prévenu est remonté comme une pendule, prêt à démontrer à tous ceux qui le croient «fini» qu'il ne fait que commencer. Il renaît de ses cendres et son sauveur s'appelle... Nicolas Sarkozy. «Il m'a offert une légitimité bien plus grande encore que celle des urnes. Je suis celui qui lui résiste. Le seul, le dernier. Sarkozy m'a ressuscité.» L'effet Clearstream ou Lazare-Villepin sortant de son tombeau.

Les faux listings ont des pouvoirs étonnants sur tous ceux qui ont eu à en connaître ou à en souffrir. Nicolas Sarkozy transformé en maître des abattoirs judiciaires, le général Rondot en espion graphomane, Jean-Louis Gergorin en corbeau déjanté. Et maintenant Dominique de Villepin qui jure sans rire que «Clearstream est le plus beau cadeau politique» qu'on lui ait jamais offert. Il y croit. «Je voulais voyager, écrire. Je m'apprêtais à vivre autre chose, s'enflamme- t-il. Nicolas Sarkozy avait éliminé tout le monde. Il s'est retrouvé orphelin, impuissant. Il n'a pas pu s'empêcher de se fabriquer un ennemi. Il m'a désigné comme coupable. Il a fait de moi son principal adversaire. Il m'a totémisé !»

 

Villepin n'a pas fait acte de candidature officielle pour 2012 mais c'est tout comme. Cette semaine, il rencontre des étudiants à Lille. Son entourage bruit des rumeurs les plus extravagantes : il pourrait faire un meeting ! «Bientôt, j'irai au-devant des Français, se contente-t-il de répondre, impérial. Après Clearstream, rien ne sera plus jamais comme avant.» Il parle comme à la tribune. Il oublie juste un détail : la décision des juges. Quand on est un ressuscité, on ne s'embarrasse pas de ce genre de broutilles. Ou si peu.

 

«Contrairement à ce qu'on dit, assure Villepin, je ne joue pas ma peau devant ce tribunal. Ni mon honneur. Mon honneur, je ne le mets pas dans les mains de n'importe qui.» La semaine dernière, au dernier jour des débats, lors d'une longue tirade, il a demandé au représentant du ministère, Jean-Claude Marin, de «requérir le coeur léger», l'excusant par avance d'exiger la condamnation d'un «bouc émissaire». Villepin, la «victime expiatoire», accorde le pardon à ses «bourreaux». Sous le panache du «mousquetaire», la stratégie du politique.

 

Dédramatiser, réduire l'«affaire d'Etat» à une péripétie, à une histoire de cornecul. C'est le mot d'ordre de la «villepinie». «L'issue de ce procès ne bougera pas d'une ligne l'image de Dominique. Qu'il soit condamné ou pas», affirme l'un de ses fidèles, le député de l'Essonne Georges Tron. De fait, l'ancien Premier ministre ne s'est pas effondré à l'audience. Les sarkozystes pariaient sur le «syndrome ONU» : le «grand dadais» arrogant devait se ridiculiser devant ses juges, à coups d'envolées lyriques. Mais Villepin, lui-même avocat depuis peu, a été bien conseillé par son quatuor d'avocats. Hormis son arrivée fracassante, avec femme et enfants, au premier jour du procès, l'«exalté» a obéi aux consignes de sobriété de ses défenseurs.


«Tu fais trop long»

Chaque jour, désormais, il pénètre dans le tribunal par une porte dérobée. Ses chauffeurs se garent dans le «parking du président du tribunal» («J'avais obtenu la même chose pour Crozemarie (l'ancien président de l'ARC, condamné à quatre ans de prison pour abus de biens sociaux)», dit Metzner). De là Villepin gagne la salle d'audience, en toute discrétion. Son épouse, qui est allée marcher dans l'Himalaya, n'est plus reparue dans l'enceinte judiciaire. Seul son fils Arthur, étudiant en relations internationales, assiste parfois aux débats. «Tu fais trop long, papa», dit-il à son géniteur, qui, lors des séances de training avec ses avocats, apprend à parler «en cinq minutes au lieu de vingt». Voilà pour la forme. Et le fond ?

 

Le procès Clearstream fera tomber le masque du poète à la crinière argentée, avaient aussi annoncé les sarkozystes. Dès les premières dépositions devaient apparaître la face grimaçante de Fouché et les basses oeuvres du conspirateur. «Vous verrez au bout d'une semaine de procès, plus personne ne voudra serrer la main de Villepin», promettait un proche du président. On a vu. Certes, le présumé coupable s'est empêtré dans ses contradictions, mis à mal notamment par l'inflexible Rondot. Mais, disent ses avocats, rien n'est venu prouver qu'il savait que les listings attribuant des comptes à l'étranger à Sarkozy étaient forgés de toutes pièces. Bien au contraire. Villepin, «jubilatoire et soucieux de ne pas apparaître» comme le note le méticuleux général Rondot en mai 2004, a sans doute prié très fort pour que ces listings soient vrais. Mais chut, il ne faut pas le dire...


Un snipper fou

«Il n'y a jamais eu de haine dans mon coeur. C'est moi qui ai ramené Nicolas Sarkozy dans le jeu politique en 1997 (après sa parenthèse balladurienne)», a proclamé Dominique de Villepin à la barre. C'est son deuxième axe de communication comme celui de sa garde rapprochée. Effacer la lutte à mort, les petites tentatives de meurtres politiques entre amis. «Il faut arrêter avec cette histoire de haine, martèle Georges Tron. Les politiques qui sont mus par un tel sentiment ne deviennent pas Premier ministre ou président.»

 

Ainsi, quand au tribunal, Villepin explique que, s'il avait voulu nuire à Sarkozy, il se serait intéressé aux vrais «réseaux», aux «suspicions sur les grands contrats internationaux», aux «voyages de Claude Guéant et de Brice Hortefeux dans les pays arabes», ce n'est pas de la haine. Quand, en privé, il raconte à ses proches comment celui qui avait trahi Chirac venait quémander ses faveurs «dégoulinant d'eau de Cologne et de gomina», ce n'est pas de la haine. Quand il s'exclame : «Comment pouvais-je savoir qu'un compte Nagy-Bocsa aurait pu être celui du père de Sarkozy ? Il aurait fallu imaginer que Nicolas avait des origines aristocratiques !», ce n'est pas de la haine.

 

Dans son bureau de l'avenue Foch, Dominique de Villepin explique qu'il est juste «celui qui connaît le mieux Nicolas Sarkozy». Son jugement clinique peut éclairer les Français. Car, bien sûr, ce n'est pas lui qu'il «défend», mais son pays («lisez les articles de la presse internationale sur le procès, vous comprendrez»). Voici son diagnostic : «Nicolas Sarkozy est un homme qui a peur. Même quand il a gagné, il se sent toujours en danger. C'est un joueur de poker qui a beaucoup gagné et qui va tout perdre. Parce que, à chaque fois, il augmente la mise. Il sort l'arme nucléaire pour écraser un moustique. Le procès Clearstream marque le début de la fin du sarkozysme.» Rien de moins. Il le sent, il le sait.

 

Il faut l'entendre s'enthousiasmer parce que ses vidéos, mises en ligne sur les sites club.villepin.fr et villepincom.net ouverts pour l'occasion, ont totalisé plus de 120 000 visionnages. «Contre 9XX pour celle de Sarkozy à New York diffusée par le site de l'Elysée», précise-t-il. Il faut le voir se réjouir parce que, selon ses amis députés, de plus en plus d'électeurs, «rencontrés sur les marchés», se disent «choqués» par le procès qui lui est intenté. Ou parce qu'un ami de gauche lui a écrit récemment : «Vous avez déjà gagné.»

 

Lui en conclut, bien sûr, que Sarkozy a perdu, quel que soit le jugement : une condamnation serait la preuve des pressions exercées sur la justice, une relaxe un terrible désaveu. «Ma plus grande chance serait d'être jugé coupable, confie-t-il même parfois comme enivré, à ses proches. On ferait appel, on irait en cassation. Ca durerait dix ans.» Est-il parti en vrille ? «La droite a peut-être trouvé son Ségolène, s'amuse le publicitaire Jacques Séguéla. Un homme à fort impact médiatique et qui n'a peur de rien.» Un snipper fou dans le système.

 

L'été dernier à Nîmes, Dominique de Villepin s'est adonné à sa passion tauromachique. «Le torero n'a pas tué la bête du premier coup. Le taureau s'est relevé et le public l'a acclamé.» Il voit aujourd'hui dans cette corrida une parfaite métaphore du procès Clearstream. «Comme dit Jacques Chirac, en politique, on ne met jamais un homme dos au mur, sauf si on est sûr de pouvoir l'achever»

 

Source: Marie-France Etchegoin (Le Nouvel Observateur)

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Vendredi 16 octobre 2009

Le bâtiment de projection et de commandement "Mistral" peut emporter 16 hélicoptères.

La France s'apprête-t-elle à vendre à la Russie un navire militaire "de commandement et de projection" (BPC) de la classe Mistral ? Et si oui, avec quels équipements et quelles technologies ? Moscou aimerait se doter de cinq de ces bâtiments.

 

L'affaire est sensible par le signal politique qu'une telle fourniture constituerait, près d'un an après l'invasion partielle de la Géorgie par l'armée russe, et au moment où de nombreuses interrogations demeurent sur les risques de tensions en mer Noire, que ce soit du côté de l'Abkhazie ou de la Crimée.

 

Les militaires français appellent ce bâtiment le "couteau suisse", tant sa principale qualité est la polyvalence et sa capacité à être transformable selon les besoins. Conçu aux normes civiles, le BPC, long de 200 mètres, est le plus gros bateau de la flotte française après le porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

Il est conçu pour transporter une quinzaine d'hélicoptères et, au choix, une soixantaine de véhicules blindés, une dizaine de chars ou d'engins amphibies pour une opération de débarquement. Mais aussi 700 combattants, un état-major de grande dimension, et un hôpital contenant deux salles d'opération.

Aucune décision de vente n'a encore été prise, souligne-t-on de source officielle française. Une réunion s'est tenue cette semaine à l'Elysée. Une procédure administrative de mise à l'étude des paramètres d'un éventuel contrat a été lancée.

 

Cela intervient après la visite effectuée à Moscou le 1er octobre par le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et le ministre de la défense, Hervé Morin, au cours de laquelle la demande russe d'achat a été confirmée.

Les responsables français sont-ils partagés sur l'opportunité d'une telle vente, symboliquement chargée ? Ils font en tout cas profil bas. Ni l'Elysée ni le Quai d'Orsay n'ont souhaité s'exprimer ouvertement sur le sujet, mercredi 14 octobre.

 

Mais des officiels, sous couvert d'anonymat, se disent soucieux de peser le pour et le contre. Tous les détails n'auraient pas encore été scrutés. L'une des questions serait, indique-t-on, de mieux déterminer les objectifs poursuivis par la Russie en se dotant d'un tel navire.

 

Mais Paris pourrait aussi chercher à se donner du temps pour mieux expliquer la démarche à certains partenaires de l'OTAN ou de l'Union européenne (UE), comme les pays baltes, ou d'Europe centrale, pour lesquels l'attitude de la Russie à l'égard de ses voisins est un souci de sécurité. La France, pays négociateur des accords de cessez-le-feu d'août 2008 dans le Caucase que Moscou n'a pas pleinement respectés, pourrait se retrouver en position délicate.

Apparemment parti de contacts noués en 2008 entre des officiels russes et les milieux militaro-industriels français, le dossier du BPC a pris une tournure politique au fil des déclarations publiques, cet été, de représentants de la flotte russe, soucieux de présenter la vente comme acquise, et comme une validation potentielle des actions militaires menées par la Russie à l'été 2008.

 

Le commandant de la marine russe a commenté qu'avec un BPC, ses forces auraient pu sceller la victoire militaire contre la Géorgie "en 40 minutes au lieu de 26 heures ".

Côté français, des officiels s'emploient à minimiser l'importance d'une vente de BPC à la Russie - cela ne représenterait "pas une rupture stratégique". Ils soulignent aussi qu'il n'est pas question d'"ostraciser" la Russie, pays avec lequel Paris veut "bâtir progressivement un partenariat ", y compris sur les questions de sécurité dans l'espace européen.

 

La perspective de contrats pour les chantiers navals STX à Saint-Nazaire et DCNS à Brest ou à Lorient pèse aussi considérablement dans la balance. Pour un coût de 500 millions d'euros, le BPC "permet à la fois une évacuation de ressortissants, le commandement d'une opération internationale, et l'organisation d'un débarquement", explique-t-on à l'état-major des armées.

L

es chantiers navals russes n'ont pas construit un bateau de guerre depuis dix ans. Pourraient-ils, une fois le premier BPC livré, construire les quatre suivants ? Le ministère français de la défense veut l'éviter. Hors de question, soulignent d'autres sources françaises, que les Russes obtiennent des plans de fabrication. En ajoutant que si la France ne prend pas le marché, d'autres pays européens le récupéreront.

Selon l'analyste Tomas Valasek, du Center for European Reform à Londres, l'affaire du BPC soulève potentiellement la question des règles de bonne conduite en cours au sein de l'UE en matière d'exportations d'armements.


Nathalie Guibert et Natalie Nougayrède

Source : Le figaro
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Vendredi 16 octobre 2009

Outre l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, des équipements livrés au Liban ont servi à démasquer des espions pro-israéliens.

La France a livré du matériel d'écoutes téléphoniques aux Forces de sécurité intérieure libanaises (FSI) pour les aider à découvrir la vérité sur l'assassinat, en février 2005, de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, mais cet équipement sensible a servi ensuite à démanteler un vaste réseau d'espions pro-israéliens au Liban, ce qui a provoqué la colère de l'État hébreu.

L'affaire, confirmée par une source diplomatique et une autre au ministère de l'Intérieur, pourrait s'avérer embarrassante, lorsque le tribunal spécial pour le Liban publiera son acte d'accusation.

«L'opération s'est nouée au printemps 2006, lorsque les FSI, proches du camp Hariri, se sont plaintes de ne pas disposer d'un matériel de qualité identique à celui dont bénéficiait alors la commission d'enquête internationale», affirme une source française proche de la famille Hariri. À cette époque, les hommes du général Ashraf Rifi, patron des FSI, cherchaient à bâtir leur propre service de renseignements, pour ne pas se laisser déborder par les services existants, proches des factions rivales, notamment du Hezbollah pro-iranien.

Du matériel d'interception et de localisation d'écoutes sera livré aux FSI, par des sociétés privées françaises, après accord de l'État. Aux côtés d'autres équipements fournis eux par la CIA (en particulier, un précieux logiciel d'exploitation de données), ces outils vont notamment permettre aux enquêteurs de mettre au jour un réseau d'individus impliqués dans la préparation de l'attentat contre Hariri. Mais l'efficacité des limiers libanais finira par inquiéter leurs ennemis. En janvier 2008, le capitaine Wissam Eid, responsable des écoutes au sein des FSI, est tué, lorsque son convoi explose sur une bombe à Beyrouth.

Ces grandes oreilles devaient théoriquement traquer les communications des «ennemis syriens, iraniens et de leurs alliés locaux», mais, comme souvent en matière de fourniture de systèmes d'écoutes, ceux-ci auront d'autres applications.

Au printemps dernier, ils permettront à la Sécurité intérieure de démanteler le plus important réseau d'espions pro- israéliens au Liban. En quelques semaines, soixante-dix Libanais seront inculpés d'espionnage au profit d'Israël ; et une quarantaine de suspects placés en détention. La vague surprend par son ampleur. Juste avant des élections législatives, cruciales pour l'avenir du Liban, la pêche tombe à pic pour le camp pro-occidental, conduit par Saad Hariri, le fils de l'ancien premier ministre, qui remportera le scrutin de juin. Le général Rifi le confiera ensuite à un diplomate français : «On avait les noms des collabos dans nos dossiers depuis quelque temps, mais on attendait le bon moment pour les sortir.»

 

Aide russe au Hezbollah

Inutile de dire que ces livraisons de matériel sensible ont vivement mécontenté Israël. Publiquement, rien n'a transpiré. Mais en coulisses, l'État hébreu a exprimé son courroux aux autorités françaises. Après son revers de l'été 2006 face au Hezbollah, Tsahal commit l'erreur de recruter hâtivement au Liban-Sud, pour rattraper un lourd déficit en renseignements humains dans cette région. «Mais quand on met le paquet trop vite, il y a toujours des fuites, note un expert militaire français. Le Hezbollah s'en est rendu compte, et il a renforcé les contre-mesures.» Dans cette chasse très populaire aux espions pro-israéliens, la milice chiite ne sera pas en reste pour se faire épauler. En début d'année, les services de renseignements russes (FSB) dépêchèrent auprès du Hezbollah une équipe d'experts avec du matériel, selon plusieurs sources concordantes.

En coulisses, les Israéliens accuseront même les FSI d'avoir livré des systèmes d'écoutes au Hezbollah. Faux, répondl'expert militaire, fin connaisseur du Liban. «Mais c'est vrai que la Sécurité intérieure a livré des collabos pro-israéliens au Hezbollah», ajoute-t-il. «C'est notamment le cas du colonel, qui commandait l'école des commandos de l'armée, un ancien de la milice chrétienne des Forces libanaises pendant la guerre civile. Le Hezbollah n'en a pas fait des tonnes. Il préfère garder le dossier qu'il ressortira le moment venu.» Contre ses ennemis intérieurs. Classique en matière d'espionnage.

 

Source : Le figaro

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Jeudi 15 octobre 2009

Des soldats français en mission, en août 2008.
Des soldats français en mission, en août 2008. Crédits photo : AFP

Selon le Times, les services secrets italiens auraient payé les talibans pour maintenir la paix dans une région d'Afghanistan, mais en omettant d'informer les forces françaises de leurs pratiques. L'Italie rejette ces accusations.

Les soldats français, tués en août 2008 dans une embuscade en Afghanistan, ont-ils été victimes, par ricochet, des pratiques des services secrets italiens ? C'est l'accusation, très lourde, portée ce jeudi par le Times. Selon le quotidien britannique, les agents italiens auraient pacifié la région de Saroubi, que leur armée était chargée de contrôler dans le cadre de la mission de l'Otan, en versant des dizaines de milliers de dollars à des chefs talibans et à des seigneurs de guerre locaux.

Or, l'armée française n'a pas été tenue informée de ces pratiques passées lorsqu'elle a hérité du contrôle de la région en 2008. Ce qui contribuerait à expliquer son «catastrophique» manque de préparation, avance le Times. Croyant intervenir dans une zone peu dangereuse, où l'Italie n'avait subi qu'une seule perte au cours de l'année précédente, un convoi de reconnaissance s'était déployé le 18 août dans les montagnes afghanes avec des armements légers, peu de munition et sans appui aérien. A l'issue d'un combat de deux jours face à 170 hommes lourdement armés, dix Français appartenant pour la plupart au 8e RPIMa de Castres avaient été tués, et vingt-et-un autres blessés.

 

L'Italie rejette les accusations

Jeudi matin, le gouvernement italien a qualifié ces accusations, pourtant confirmées par deux sources anonymes à l'Otan et par un haut gradé afghan, de «totalement infondées». «Le gouvernement Berlusconi n'a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d'argent aux membres de l'insurrection talibane en Afghanistan, et n'a pas connaissance d'initiatives de ce type du gouvernement précédent», a indiqué un communiqué de Rome. Sur le même ton, l'état-major des armées françaises a affirmé ne «disposer d'aucun élément permettant de confirmer les informations parues dans la presse britannique».

Selon le Times, les services secrets américains auraient été mieux renseignés et découvert que l'Italie se livrait à ces pratiques avant même l'embuscade. «Sidérés», les Etats-Unis auraient fait transmettre en juin 2008, par l'intermédiaire de leur ambassadeur à Rome, une réclamation au gouvernement de Silvio Berlusconi, qui n'a jamais admis avoir acheté la paix dans la région de Saroubi. Information également démentie par l'Italie.

Cette pratique, selon un haut responsable afghan, serait pourtant monnaie courante dans le pays. «Beaucoup de pays de l'Otan» engagés en Afghanistan payent les insurgés pour que leurs soldats ne soient pas attaqués, a expliqué ce haut gradé. Une démarche pratiquée à grande échelle, sauf chez les Britanniques et les Américains, précise cette même source. «Cela peut se justifier d'acheter des groupes locaux et d'utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence, explique un haut responsable de l'Otan au Times. Mais c'est de la folie de ne pas en informer vos alliés.»

 

Source : Le figaro

Par Anas.A - Publié dans : Actualité internationale
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Mercredi 7 octobre 2009

Les inquiétudes d'un monde arabe pris en tenaille 

INFOGRAPHIE - L'Égypte, l'Arabie saoudite et les émirats du Golfe pressent les Occidentaux de se préoccuperà la fois du nucléaire iranien et israélien.

 

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«Si le monde arabe se trouve pris entre le marteau et l'enclume (Israël et l'Iran, NDLR), il devra se chercher un bouclier ; et ce bouclier ne sera pas occidental.» C'est une mise en garde très explicite aux États-Unis et à l'Europe que vient de lancer le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, dans une allusion à peine voilée à la Chine et surtout à la Russie. Déjà préoccupés par la puissance nucléaire présumée d'Israël - qui n'a jamais reconnu posséder la bombe atomique -, les pays arabes sunnites, à commencer par l'Égypte, l'Arabie saoudite et les émirats du Golfe, manifestent une nervosité croissante face au programme nu­cléaire de l'Iran et aux am­bitions d'hégémonie qu'ils prêtent à leur voisin chiite. Une crainte alimentée par la prise du pouvoir des chiites en Irak, ou le soutien de Téhéran au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien.

Illustration de cette in­quiétude : la réunion régionale de l'instance internationale de non-prolifération nucléaire et de désarmement qui s'est tenue la semaine dernière au Caire. L'Égypte a profité de l'occasion pour rappeler qu'elle réclame la dénucléarisation du Proche-Orient depuis 1974, au lendemain de sa dernière guerre contre Is­raël. «Le moment est venu pour le Conseil de sécurité des Nations unies de promulguer une résolution contraignante interdisant l'utilisation des armes nucléaires contre les États non nucléarisés», a estimé l'égyptien Nabil Fahmy, membre du Conseil consultatif de l'instance chargée d'examiner l'avenir du traité de non-prolifération nu­cléaire (TNP).

Les pays arabes sont très hostiles à une intervention militaire contre l'Iran, qui déstabiliserait davantage la région. Pour Ahmed Aboul Gheit, la solution au problème iranien passe donc par une prise de conscience des Occidentaux de la nécessité d'adopter une approche globale de la question nucléaire au Proche-Orient. «Bien que personne ne veuille l'évoquer, Israël est l'un des États de la région disposant des capacités nucléaires militaires. Si nous voulons vraiment traiter du nucléaire iranien, il faudra également parler du nucléaire israélien et des capacités de Tel-Aviv», a martelé le chef de la diplomatie égyptienne à l'issue d'un entretien avec son homologue polonais. «L'Iran n'est pas un pays ennemi de l'Égypte, mais accepter le nucléaire militaire iranien, c'est donner une légitimité aux capacités nucléaires israéliennes. Il faut con­vaincre Israël de renoncer à l'arme nucléaire pour que l'Iran renonce à ses efforts pour se procurer cette ar­me», a-t-il encore plaidé.

Programmes clandestins

Les pays arabes ne comptent pas attendre les bras croisés. Égypte, Arabie saoudite, Émi­rats arabes unis, Bahreïn : l'un après l'autre, ils ont annoncé ou envisagé ces dernières années la relance de leurs propres programmes nucléaires civils, avec la bénédiction des États-Unis, de la France ou de la Russie, qui ont tous proposé leur expertise. D'autres, comme la Syrie, sont soupçonnés de mener des programmes clandestins, alors qu'une délégation américaine sillonne en ce moment la région pour tenter d'évaluer la diffusion de «connaissances nucléaires» nord-coréennes.

 

L'Égypte a été la première à franchir le pas en réactivant un programme lancé dans les années 1960, mais suspendu après l'accident de Tchernobyl, en 1986. Le Caire, qui dispose déjà de deux petits réacteurs expérimentaux, devrait prochainement lancer un appel d'offres pour la construction d'une première centrale. Le français Areva est sur les rangs, mais l'Égypte regarde de plus en plus vers la Russie, avec laquelle elle a signé fin 2007 un accord de coopération en matière de nucléaire civil. Le Caire lorgne aussi vers Moscou pour acheter des armes, malgré une aide américaine annuelle de 1,3 milliard de dollars (versée dans le cadre des accords de paix israélo-égyptiens de Camp David) qui conduisait jusqu'à présent l'Égypte à se fournir presque exclusivement auprès de Washington. De quoi éclairer les propos d'Ahmed Aboul Gheit, à l'heure où le monde arabe s'interroge sur ses alliances.

 

Source : Le figaro

Par Anas.A - Publié dans : Actualité internationale
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Samedi 3 octobre 2009


Les thèmes de cette rencontre sont l'Iran, le G20 et la situation économique et sociale de la France. L'entretien se termine par des questions personnelles.


Le réseau villepincom.net est un réseau social lancé, il y a quelques semaines, autour de Dominique de Villepin. Il est ouvert à tous, pour permettre à chaque membre d’apporter sa propre contribution au débat.

Dominique de Villepin interviendra, en vidéo, deux fois par mois au sein de cette communauté, pour répondre aux questions des internautes. Il participera ainsi au débat politique au plus près des préoccupations quotidiennes des Français.

L'adhésion au réseau villepincom.net est gratuite et très simple: moins de 30 secondes suffisent ! Alors, plus de temps à perdre...

Sources: Club Villepin et villepincom.net
Par Anas.A - Publié dans : Actualité Nationale
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